Orages sur les Alpes La Bataille des Alpes dans le département partie2

Ces tirs ne sont pas dangereux,car allant de bas en haut,avec un dénivelé de 5 à 600 mètres et un calibre faible,les balles arrivent en plongeant avec un bruit de moustiques" lieutenant Delecraz.

Les assaillants sont pris sous le feu croisé de l'ouvrage et d'une SES installé à Roubinos Negros,puis sous le tir d'artillerie de Restefond.Le brouillard recouvre le secteur pendant plusieurs heures jusqu'à ce que les Alpini agites des mouchoirs blancs,dans le fond du vallon,entraînant la descente du médecin lieutenant Duverne et leur reddition.La version italienne est légèrement différente "Situation désespérée du groupe pris sous les feux croisés.Face à lui,un drapeau blanc apparait et s'approchent un officier,un médecin et quelques "poilus" l'officier leur signale qu'il pourrait les exterminer mais ses hommes ont pitié d'eux car ils pourraient être leur pères et pensent à leurs parents.Qu'ils laissent leurs armes et leurs blessés et se replient général Lombardi.

Un sous lieutenant et 16 hommes de la 141ème Compagnie du bataillon Bolzano se rendent avec le fanion de leur unité,tandis qu'un cadavre reste sur le terrain: "A l'ouvrage,les prisonnier qui n'ont dans leur musette qu'un plat de pied de mouton froid,se jettent littéralement sur notre pain frais ,le café chaud,le sucre et le chocolat que nous leur distribuons.Leur moral est bas!" lieutenant Delecraz

Si les Alpini de la division "Pusteria" ont essuyé un échec dans le Salso Moreno,les fantassin de la division "livorno" vont progresser pratiquement jusqu'au lit de la Tinée,un bataillon du 34ème RI parvenant jusqu'à Douans (où il est bloqué par les tir du 18èmeBCA installée au Tolondet,au conflent du vallon de la Roya) tandis qu'un bataillon du 33ème RI descend du Mont St Sauveur, menaçent isola,d'où le repli de la SES du 23ème BCA: "Par radio,la PR m'annonce que nous sommes débordés par le vallon du Chastillon et ordonne le repli.Il pleutsur un brouillard épais.Nos sacs sont bouclés en peut de temps et nos provisions sont vites rassemblées:on n'a pratiquement plus rien! On arrive à Isola dans le brouillard/deux groupes se déploient et le 3ème va reconnaitre le village;il est desert puisque les italiens n'ont pas eu le temps de s'occuper.Aprés une courte pause,on passe la passerelle sur la Tinée où Ruby est venu nous acceuillir.C'est sur la rive droite que nous sommes mitraillés par des armes automatiques postées dans les chataîgniers bordant isola à la sortie du goulet de Chastillon.Je pense qu'à faire camoufler mes gars,ce qui est difficile,puisqu'on est sur une parois de 200 mètres de dénivelé comme des mouches sur un mur,mais nos FM crachent toute en même temps arrosant les chataîgners.L'effet est subit.Les italiens se taisent et nous laisse monter jusqu'à Pra Soubeyran où nous nous installons dans les granges et leurs petites caves avant de préparer les emplacements de combats et de guet" Lieutenant Portelatine.`

 Les deux lieutenants commandant les SES des 23 et60ème BCA envoient de petits détachements munis de FM jusqu'à l'aplomb du pont st Honorat avec pour mission de tirer en rafales en des points échelonnés, ruse grossière qui réussit puisque les éclaireurs recevronts plus que des tir d'artillerie.

Dans la Gordolasque, le point d'appuis d'Adrès est menacé par une attaque sur le pont de Lausa.

Dans la Roya,Fontan passe complétement à l'ennemi tandis que Saorge tient bon (empêchant les unités de la division"Ravenna" e franchir le torrent du Cairos) et que dans le secteur de Breil,les SES des 85ème BAFet 5ème BCP parvienne à réocuper les positions perdues la veille.

Dans le Mentonnais, c'est la journée décisive,marqué par la perte de la "cité des citrons".Les ouvrages de la corniche reçoivent des bombes d'avions,lancées au jugé en raison du mauvais temps et le fort du Cap Martin subit les coups des trains armés n°1 et 5 qui lui expédit 350 obus de fort loin,donc avec peut d'éfficacité.L'avant poste du pont st louis , encerclé et privé de liaisons radiophonique aussi bien que téléphonique avec la PR poursuit sa résistance et abat, à bout portant, 2 membres des corps franc de la division "Cremona" exigeant sa rédition.Deux bataillons parviennent au Borrigo vers 18 heures,d'où l'abandon du point d'appui de la Colle,tandis que les avants poste du Pilon et de la Collettasont encerclés.Plusieurs compagnies du 90ème RIet du 33ème bataillon de Chemises Noires marchent sur l'embouchure du Gorbio,déclenchant l'intervension de l'artillerie du sous secteur,qui leur expédie un millier d'obus en une trentaines de minutes,les forçant à reculer mais provoquant de nombreux dégâts dans les quartiers de Carnolès et de la Madone.autour du Razet,les avants poste sont à nouveau abordés par l'ennemi mais leurs équipages parviennent à effectuer des sorties permettant de récupérer du matériel 4 FM à Scuvionb ou de faire des prisonniers à Pierre Pointue:"Sous la conduite de l'adjudant chef Lanteri nous somme sortie de l'ouvrageavec quelquesgrenades lancées sans véritables objectifet nous avons ramené 9 soldats italiens abrités derrière un mur en béton,qui se sont rendu à nos sommations, l'un d'eux été blessés et a été soigné par notre medecin aspirant" sergent Bosio

En arriére des avants postes,le point d'appui de Castellar est évacué à minuit et se replie sur la villa Tardieu,tandis qu'un bataillon du 4ème RTS est avancé à la Turbieen prévision d'une éventuelle contre attaque.Quant au débarquement de corps francs transalpins au Cap Martin,il est encore reporté à la nuit suivante.

24 juin

De part et d'autre de la Tinée, on assiste à un échange de tir continus entre le pont st Honorat et le Tolondet,les asssaillants étant contenus au delà de la rive gauche mais les défenseurs perdant un Eclaireur du 23ème BCA,frappé de plein fouet par un obus.

Dans la Gordolasque les bataillons "Val Arroscia et Val Venosta attaquent ,à 25 contre 1 le point d'appui des Adrés défende l'accés à Belvédère: Les ouvrages de Flaut et Gordoloninterviennent pour stoppé l'avance ennemie,au grand soulagement des Eclaireurs de la SES du 89ème BCA.

 

A l'Authion ,l'artillerie française bombarde massivement les positions du 38ème RI afin de descendre sur le col de Raus et de progresser sur le plateau de la Ceva.

Dans le Mentonnais, 4 bataillons avancent à nouveau en direction du Gorbio sous un déluge d'obus tandis que les avant postes tandis que les avants postes tirent sporadiquement des rafales d'armes automatiques,en pleins brouillard,bien que le secteur du mont Razet soit plus calmes qu'au cours des deux jours précédents en raison de l'épuisement de la division "Modena" qui confine à la démoralisation,ainsi que l'attestent les sources militaires italiennes: " la Modena"n'avance pas malgré la relève de ses unités,ce qui favorise un relâchement du moral des hommes de la 2ème ligne (...) l'acharnement particulier démontré par l'ennemi dans le secteur du 15ème Corpo d'Armata avait mis à trés rude épreuve l'esprit offensif et l'habileté manoeuvrière de nos troupes,les exposant à des pertes sensibles" Giorgio Bocca parlant "d'événement digne de l'Armée de Brancaleone".

Le commendement du XVème Corps fait avancer une compagnie du 4ème RTS et des chars FT17 jusqu'à Ricard ,derrière le Cap Martin,pour préparer une contre attaque au delà du Gorbio qui n'aura pas lieu (au grand dam des SES qui ont eu le temps de récupérer leur forces) puisque l'armistice franco italien de Villa Incisa fixe le cessez le feu à minuit 35.

Les pièces longues du Mont Agel n'en incendient pas moins la gare de Vintimille en fin de journée tandique le point d'appui de Castellar est réoccupé dans le courant de la nuit.L'annonce de l'armistice est diversement accueillie:soulagement des garnisons d'avant postes encerclés ou au contacte avec l'ennemi:"elle nous a surpris et soulagés car nous avions l'impression d'être abandonnés, malré notre relative sécurité sous le béton":sergent Bosio amertume des équipages de Castillon"nous nous arrêtons de tirer avec beaucoup de peines" MDL Moraglia-Dubasque,du Cap Martin:"déception et amertume pour les moins jeunes,espoir et esprit de revanche pour ce qui croyaient en la France" MDL Ratto.

25 juin 1940

Entre minuit et 2 heures,les duelles d'artilleries prennent fin du Cap Martin au col de Restefond,remplacés par un silence auquel les combattants n'étaient plus accoutumés, ainsi que le relate le commandant du poste du Baus de la Frema: "La canonnade avait cessé vers 2 heures du matin.Pendant 10 jours,les montagnes c'étaient renvoyé par dessus leurs têtes ce gros ballon gonflé de bruit (...)ç'avait été une monstrueuse symphonie où les coups sourds et réguliers des155 longs qi tiraient en direction de la Madone de Fenestre, s'étaient mêlés aux chuitements des obus italiens qui ricochaient sur les rochers et,dans les deux derniers jours, au bruit lointain d'un bombardement du côté de Nice.Et l'orage, pour que la fête soit complète, il y avait eu l'orage qui avait noyé toute la forêt,enfouissant les hommes dans la terre détrempée,illuminant par en dessous la canonnade de bronze des mélèzes,avec le crac vertical des éclaires déchirant cette nappe d'obus, ce plafond bas qui allait,bon dieu!leur tomber dessus. Et brusquement tout s'était tu..Les derniers obus italiens étaient tombés plus d'une heure aprés l'heure officielle du cessez le feu".

La matinée, devant théoriquement être utilisée à la délimitation de la ligne d'armistice,est émaillée d'incidents parfoit sanglants,en Haute tinée, à l'Authion , Pierre Pointue et Menton.

A 4 heures 30,couvert part des tirs de mortier et d'armes automatiques,un bataillon du 34ème RI franchit la Tinée et s'empare du Tolondet, en violation de l' Armistice : "ouvrant portes et fenêtres des grange,ils jetèrent des grenades, faisant plusieurs blessés bien que le foin atténuât le souffle des grenades" lieutenant Jouglard. Un éclaireurs du 18ème BCA est mortellement blessé par un éclat d'obus qui lui sectionne la moelle épinière:il est évacué sur un mulet,par le col de Pal,au prix de vaines et terrible souffrances tandis que l'artillerie française reprend ses tirs. des émissaires munis de drapeaux blancs sont envoyés de St Etienne de Tinée et d'Isola dans le but d'obtenir le cessez le feu ,les italiens ne consentant à repasser la rivière qu'en début d'aprés midi,avant de rendre les honneurs au petit groupesqui les a tenus en echec.

Aisola,les lieutenants Ruby et Portelatine descendent du plateau de Louch pour négocier avec les officiers italien le tracé de la ligne d'armistice:

"Ils veulent occuper le village.Nous nous y opposons formellement en menaçent même de reprendre les hostilités.Ils cèdent et resteront das l'angle nor est délimité par la Tinée et le Chastillon sous des tentes".Lieutenant Portelatine.

Le tracé défini avec le "commandante" Alessi et le "capitano" d'Angelo du 33ème RI passe par le Balcon de Cuson,le Mont Palestre et le Vallon de Sas, la route restant libre entre le pont St Honorat et Isola.

A l'Authion, le 38ème RI essaie d'intimider à trois reprises les Eclaireurs du 75ème BAF afin d'occuper la position statégique du col de Raus:

"Le lieutenant italien et sa compagnies descendent du Capelet prétendent occupper le col de Raus.Je lui réponds que ses hommes n'y étaient pas pour le moment de l'armistice et qu'il n'en était pas question.Comme il insistait j'ai téléphoné devant lui à la batterie de Camp D'Argent en demandant un tir sur le col,il a compris et s'est retiré le lendemain matin arrive de arrive un capitaine et deux compagnie:même résultat .Enfin ,il est arrivée un colonel en grand apparat ,avec toute une mise en scène de mitrailleuse et de FM en batterie sur nous je lui est répété que ces hommes n'était pas au col au moment de l'armistice.

"Le colonnello capito et le commandent Pauchard s'entendront effectivement le 28 juin au col de Raus.

A Pierre pointue, l'équipage du fortin est capturé de façon déloyale:

"Nous sommes sortis pour explorer les abords de l'ouvrage,il y avait de nombreux morts à l'extérieur des Barbelés mais nous n'avons vu aucun blessé.Le poste était occupé à des besogne diverses (faire sécher nos affaires,préparé le repas,discuter de notre situation),aucune sentinelle en place,c'est alors que nous avons vu arriver un drapeau de la croix rouge en tête d'une petite colonne sous le commandement d' un officier qui dés le premier instant,nous fit savoir qu'il venait recueillir leur morts puis,quand il s'aperçut que la défense du poste était désorganisée,nous a demandé si nous étions au courant des conditions d'armistice.sur notre aveu d'ignorance,il donna l'ordre à ses hommes de pénétrer dans l'avant poste,puis il nous fit conduire,l'adjudant chef et moi même à un petit poste de commendement italien sur la crête où un officier nous a interrogé sur l'armement et l'effectif de l'ouvrage parce qu'il ne pouvait pas s'expliquer les nombreuses pertes qu'il avait subies.

Nous avons eu l'impression eu l'impression que cet officier n'avait pas approuvé l'initiative d'occupé l'ouvrage.Quand nous sommes revenus au poste,une délégation d'officiers français était sur place et les pour parlers avec les officiers italiens ont mis les choses au point et exigé le retrait". dans l'aglomération mentonnaise,la SES et des éléments du 4ème RTS délimitent,au lever du jour,la frontière d'armistice,jalonnant de fanions le cours inférieur du Gorbio, les crêtes du sanatorium et de l'Annonciade: "les italiens n'admettent pas d'avoir en face d'eux des sénégalais et pour éviter tous incident,le commandant du sous secteur les retire" lieutenant Deverdun

Au pont st louis,la petite garnison,privée de nouvelles et de consignes depuis le soir du 22 juin,n'entend pas se laisser berner comme le 17 juibn et tire à pliusieurs reprise sur les soldats italiens qui essaient de retirer la barrière commandant le trafic,

même lorsqu'ils s'approchent avec des drapeaux blancs,faisant 2 tués et 7 blessés,jusqu'à ce que deux officiers du SFAM, venus s'enquérir du sort de la garnison ,certifie la véracité du cessez le feu et autorise le passage des brancardiers transalpins,à la condition que les 7 Alpins de forteresse puissent regagner la zone libre"


Au nord ,débouchant du col du Razet et de colla bassa,ils

encerclent l'avant poste de la pierre pointue,exigeant la reddition de l'équipage et ne regagnant leurs positions initiales que devant l'energique intervention d'un officier de l'ouvrage de Castillon aprés de longues palabre.Le général Montagne écrit à ce sujet "c'est seulement aprés l'armistice,sur le terrain de la commission de Turin,que les ouvrages de la pierre pointue et du pilon ont pu être pris.l'insistance même,qui à fini par obtenir cette occupation a posteriori est le témoignage le plus formel du souvenir que leur héroïque résistance et leur victorieuse défense inspirait à ceux qu'elles avaient décimés.

Sur le littoral provenant du vieux Menton ,des compagnies entières se déploient vers l'annonciade,atteignant le Gorbio et manifeste l'intention de poussr à travers le Cap Martin,.Aussitôt le général Magnien commandant le SFAM fait pousser le 4°RTS ,en reserve au vistaero,qui va border le torrent et se porter jusqu'au hameau des Cabrolles.L'incident fut régler citon de nouveau le général Montagne "cette frontière fut en réalité trés favorable en réalité par rapport à leur situation au 25 juin à 0h35


L'avant poste du pont st louis ne mis fin à sa résistance que le 25 juin à 9 heures du matin aprés que deux officiers de l'état major du sous sector corniches et du Cap Martin ,les Capitaines Girardet et Paris eurent remis au sous lieutenant Gros commandant l'ouvrage; l'ordre écrit du cessez le feu.L'équipage enfermé depuis le 14 juin ne quittera la casemate qu'a 19 heures ,relevé par un équipage de 9 hommes suivant l'accord avec le commandement italien.

Les vaillants défenseurs de l'avant poste reçurent les honneurs de la guerre et en colonne par deux,précédés de leur chef et escortés par une section de l'Armée italienne ils défilèrent au milieu des troupent occupant menton jusqu'au pont de l'union délimitant la ligne d'armistice.

Les six avants postes qui s'échelonneaient du pont st louis à la baisse de Scuvion ne furent évacué que le 27 juin ,les équipages emportant armes munition et les clefs des ouvrages.pertes italiennes et française .Les Français eurent 37 morts, 62 blessés, 155 prisonniers  ; les Italiens : 642 morts, 2 631 blessés, 2 151 gelés, 616 portés disparus



18/12/2009
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