Technique

 Articles de présentations   technique  sur  le matériel  ou l'armement utilisé  par les  français  ou les italiens durant les combats  de juin 1940 


le secteur fortifiés des alpes maritimes par Alain Loviny

Le Secteur Fortifié des Alpes Maritimes (SFAM)

 

 

Suite à la guerre de 1914-1918, la population masculine de la France avait cruellement diminué, ce qui laissait craindre le pire si un nouveau conflit devait éclater. C'est pourquoi l'idée d'une défense fortifiée de la frontière vit le jour et finit par être adoptée par le Sénat en décembre 1929, grâce à son ardent partisan André Maginot.

 

Cette ligne fortifiée fut appelée Ligne Maginot et elle couvrait non pas seulement les régions de l'Est et du Nord-Est, mais toute la frontière du pays, du Nord au Sud. 

 

La Ligne Maginot se partageait en 19 "Secteurs Fortifiés": l'Escaut, Maubeuge, Montmedy, Crusnes, Thionville, Boulay, Faulquemont, le Sarre, Rohrbach, les Vosges, le Haguenau, la Bas-Rhin, Colmar, Mulhouse, la Haute Alsace, la Savoie, la Dauphiné, les Alpes Maritimes et la Corse. 

 

Les forts se différenciaient en Gros Ouvrages, Petits Ouvrages, Casemates et blockhaus. Les Gros comme les Petits Ouvrages étaient conçus pour permettre à plusieurs centaines d'hommes d'y vivre trois mois sans voir le jour ni être ravitaillés: casernements, P.C., usine électrique, infirmerie voire hôpital, cuisines, réserves, trains, ascenseurs, etc. D'importantes salles pour le filtrage de l'air étaient également prévues. 

 

Au niveau de leur armement, cela allait du fusil mitrailleur au canon de 135mm, en passant par les mitrailleuses, canons anti-chars, mortiers de 81mm et canons de 75mm. 

 

La différence essentielle entre un Gros et un Petit ouvrage était que le premier avait de l'artillerie, le second non, mis à part dans certains cas un canon anti-char. 

 

Pour qui est étonné d'apprendre que la Ligne Maginot s'étendait jusqu'à la Méditerranée, il faut déjà savoir que 51% des Gros Ouvrages et 48% des Petits se situent dans les Alpes (Savoie, Dauphiné et Alpes Maritimes)! Pour les Alpes Maritimes, trois Fronts se dégagent

  • Front Nord, avec les ouvrages de Rimplas, Fressinéa et Valdeblore barrant la Tinée te la Valdeblore; Gordolon et Flaut barrant la Vésubie et la Gordolasque; Plan Caval pour l'Authion. 
  • Front Est, avec le Monte grosso et le Col de Brouis commandant la route de Tende et la région de Breil; l'Agaisen et le St Roch, verrouillant la Bévéra et couvrant le Col de Braus; le Barbonnet renforçant l'action des précédents.
  • Front entre Sospel et Menton, avec les ouvrages de Castillon, Ste Agnès, Mt Agel, Roquebrune, Cap Martin, Col des Banquettes, Col de Garde, Pic Garuche, Mont gros et Croupe du Réservoir.

Ceci pour ne citer que les ouvrages achevés au moment du conflit, mis à part Plan Caval.

 

Toujours dans les Alpes Maritimes, quelques anecdotes:

  • Rimplas est le premier ouvrage de la Ligne Maginot à avoir été construit, ses travaux ayant commencé en 1928, avant donc que le projet de loi ne passe (1929). La raison en était nos craintes suite à un discours "menaçant" de Mussolini.
  • Il n'y a que deux ouvrages en France dont un bloc se trouve armé de cinq jumelages de mitrailleuses: St Roch et un autre. D'autre part, le Fort st Roch a la gaine acoustique reliant la cloche d'observation et la bloc actif la plus longue de France: 300 mètres; de même pour son diamètre: 10 cm. Enfin, elle est en cuivre au lieu de fer galvanisé. 
  • Le Fort du Cap Martin est le seul ouvrage en France dont un bloc d'entrée soit associé à un bloc actif (deux mortiers de 81mm).
  • Le Monte Grosso, avec sa tourelle de deux 135mm, sa tourelle de deux 75mm, ses deux canons de 75mm  sous casemate (plus deux autres qui étaient prévus), est le plus gros ouvrage des Alpes, l'un de ses blocs se situant à 70 mètres au dessus de la galerie principale!
  • Le bloc 2 de Ste Agnès est l'un des plus armés de France, et ceci sur quatre niveaux en comptant les cloches: 2 canons de 135mm, 2 canons de 75mm, 2 mortiers de 81mm, 1 jumelage de mitrailleuses sous casemate, 1 cloche GFM, 1 cloche d'observation et & cloche lance grenades. 
  • Le fort du Barbonnet est un des rares cas où l'on a associé un ouvrage "serré de Rivières" (1886) à un ouvrage moderne dans le "plan de tir", avec ses deux tourelles Mougin de 155mm.
  • Enfin, le système de télégraphie optique est unique au Sud-Est!

 

A noter que la plupart des ouvrages des Alpes Maritimes ont été construits en quatre ans! (1930/1934 pour St Roch, 1931/1935 pour le Barbonnet).

 

La guerre avec l'Italie éclata le 11 juin 1940; l'attaque porta surtout sur le front entre Sospel et Menton. Les troupes italiennes dépassèrent rarement la ligne des Avant-postes, située en général à quelques centaines de mètres à vol d'oiseau de la ligne frontière. Citons au passage l'exploit de l'Avant-Poste du Pont St louis qui, avec un jumelage de mitrailleuses, un canon anti-char et un fusil mitrailleur, résista jusqu'au bout avec ses 9 hommes , L'armistice signé, son équipage sortit avec les honneurs de la guerre et referma derrière lui la porte à clé… La Position de Résistance ne fut jamais atteinte directement par les troupes italiennes; le conflit s'acheva le 24 juin 1940 par la signature de l'armistice. La mission du S.F.A.M. (secteur Fortifié des Alpes Maritimes) était remplie: "On ne passe pas"! (telle était la devise de la Ligne Maginot). Malheureusement, en raison du nombre insuffisant de jours de campagne, ces hommes ne furent jamais reconnus "Anciens Combattants"; il faut le savoir!

 

 

Alain LOVINY

 


21/09/2014
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les trains blindé de la Régia Marina part 2 les plans

voici les plans de ces trains par contre pour les mesures pour en refaire un !!!

source stefano danese 









plans de ce types de trains 





canon de 120 mm



 







 



 



 






canon de 152mm



 

14/08/2012
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les trains blindé de la Régia Marina partie 1 historique







album picasa 

En 1915, pour faire face les incursions des bateaux de guerre
autrichiennes long la côte adriatique, la Marine Italienne prépara les
premiers trains armés.Les convois, équipés avec des canons de moyen et
petit calibre, sont répartis en gares réputés stratégiques pour
rejoindre rapidement la zone où on profilait le danger d'une attaque
ennemi.Le projet relatif à la construction des trains armés fut
rapidement étudié par la Marine Italienne de l'ensemble aux Chemins de
fer de l'État et déjà à la fin de 1915 les premiers convois sont prêts
à l'emploi: leur équipage,bien que opérant sur terre ferme, était
constitué surtout de troupes de la Marine Militaire sous commandement
du commandement navals.Les premiers trains armés, préparés dans les
chantiers de Vallegrande de la Direction d'Artillerie et d'Armements
du Royal Arsenal Maritime de la Spezia, utilisaient des chariots
pianali FS type Poz (Po = chariot pianale modifié, z = à des
chariots), renforcés et dotés de canons de petit calibre ; pour monter
les canons navals de 152 mm, par contre, l'Arsenal Militaire de la
Spezia construisit quelques chariots plat de type spécial.Ils seront
réutilisés pendant toute la seconde guerre mondiale


Après les actions couronnées de succès de la 1ère guerre , la Régia marina
continua convaincue de l’efficacité de ce matériel, de développer les
trains armées ayant pour mission la défense côtière,pendant l’entre de
guerre les lignes ferroviaires de la péninsule étaient en état de permettre
l’utilisations des trains armées en tant que système optimal pour la
protection des principaux ports des incursions navales en associations avec
les batteries fixes et les bâtiments légers destinés à interdire l’accès
aux côtes.

À l’époque de la guerre d’Ethiopie(1935),ont construit de nouveaux wagons
spéciaux armés de pièces de 120mm et de 152 mm en tourelles de types
marines entre 2 abris blindés,l’un contenant la réserve de
munition,l’autre les services et les logement des servants




Canon de 152/40 ARMSTRONG 1891 sur affût normal individuel à berceau et à
plate-forme, type"Amirauté".
Complexe protégé couverte.

Pointage en hauteur de 20° à 28°. les Canons de ce type furent utilisés
sur les trains armés, établis sur des plateformes modifiés.
Ces wagons au nombre de 4 constituaient l’armement offensif des
trains armées qui dés l’alerte donnée se disposaient sur la voie de
fonctionnement le long du littoral en position de tir pour
intervenir contre les formations ennemies.
Des wagons dépôts de munitions (Santa Barbara),des voitures de
services de directions de tir et des voitures avec mitrailleuses
antiaérienne breda modèle 31 de 13,20mm complétaient la
structure des train blindés.






Le déplacement des trains étaient assuré par des locomotive GR
735 FS ou 740 FS (1) toute deux développant 980cv et disposées
aux deux extrémités du train de façon à permettre un mouvement
immédiat dans les deux directions et en mesure d’imprimé aux
convoi une vitesse maximale de 65 km/h.

Quand la guerre éclata les 12 trains existants(9 armés pour la défense
côtière et les incursions navales armés de 4 pièces de 120/40ou de 152/40
et 3 pour la défense antiaérienne armés de 4 ou 6 pièce de 76/40 0u de
102/35 chacun étaient prêt à l’emploi,sur le pied de guerre pour concourir
à la défense de la côtes et des installations portuaires et pour contribuer
à la défense anti-aérienne des places fortes maritimes en collaboration
avec les commandements locaux DACAT (défense antiaérienne terrestre) et
sous leur dépendance .
chacun d’eux était commandait par un lieutenant de vaisseau et l’équipage
était composé de 2 officiers, 25 sous officiers mariniers et 101 marins
environ.

Les groupes sont composés ainsi
Groupe avec base logistique à La Spezia et commandement opérationnelle à
gênes
TA 120/1/S a Vado ligure
TA 120/2/S a Albenga
TA 120/3/S a Albisola
TA 120/4/S a Cogoleto TA 152/5/S a Recco
TA 76/1/S a San pierdarena pour la défense antiaérienne
Groupe avec base logistique a tarente e commendement opérationnel à Palerme
TA 152/1/T a Termini Imerese
TA 152/2/T a Carini
TA 152/3/T a Crotone
TA 152/4/T a Porto Empedocle
TA 102/1/T a Siricusa, pour la défense antiaérienne
TA 76/1/T a Porto empedocle,pour la défense antiaérienne
Les principales actions des trains blindés pendants la seconde guerre
mondiale se produisirent en ligurie, dans le cadre des opérations du front
alpin occidental.





Le 14 juin 1940 le train blindé 120/3/S d’Albisola, tira 93 obus de 120 mm
contre une formation navale française constituée de 3 croiseurs et 4 contre
torpilleurs qui avaient l’intention de bombarder aux premières lueurs de
l’aubes,les installations portuaires de gênes Vado ligure.La formation
française fut également attaqué par le torpilleur “Catalini”.La surprise
étant éventée et perturbée la formation ennemi se retira.


Le 22 juin,en appui de l’attaque terrestre engagée par les divisions
d’infantererie “Cosseria” et Cremona” contre les fortifications française
de Menton , l’intervention des trains blindées fut réclamée le 120/2/S
d’Albinga intervint aussitôt ,prenant position à Capo Mortola,aprés le
tunnel Hambury, engageant le combats contre les formidables défenses fixes
et mobiles de l’ennemi, celui ci encadra bien vite le train à l’aide de tir
ajustés le convoi tira sous le feu de l’ennemi 232 coups en l’espace d’1/2
heure jusqu’au moment ou il fut atteint et dut se retirer sous le tunnel
avec 3 pièces sur 4 atteinte et hors d’usage,en déplorant la perte de son
commandant, le lieutenant de vaisseau Giovanni Ingrao (2),médaille d’or de
la valeur militaire à titre posthume,qui tomba avec 5 de ses marins dans la
tentative de détacher du train immobilisé et de mettre en sureté dans le
tunnel le wagon santa barbara . le TA 120/2/S perdit au total en cours
d’action 8 hommes et eut 14 blessés.











Le lendemain entrèrent en action le TA 120/1/S et le TA 152/5/S qui
tirèrent respectivement 150 et 208 sans subir le moindre dommage du tir
ennemi.






Une fois les hostilités terminés avec la france, le TA 120/1/S fut envoyé
en sicile et le TA 120/4/S en Calabre. En avril 1941 le TA 152/3/T fut
envoyé à Porto san giorgio dans les Abruze et le TA152/5/ T à Fano les
marches.En mai de cette même année , le TA 120/3/S fut transféré d’Albisola
à Porto espedacle et le TA152/1/T de Termini imerese en sicile à Metaponte
en basilicate.






En novembre de la même année,les deux pièce de 76/40 antiaérienne des
TA152/1/T 2/T 3/T et 4/T furent remplacées par deux canons à tir rapide
Isotta Faschini de 20 mm et avec les 8 pièces récupérées furent
constituées deux nouveaux trains les TA762/T et TA 76/3/T armés chacun de
4 pièces de 76/40 et de 2 canons à tir rapide breda mod 35 de 20,65 qui
furent basés respectivement à Licata (Agrigulto) et Mozana del vallo
(trapani).

Pour tous ces trains furent construit des bases abris où ils pouvaient se
tenir prêt à démarrer avec leurs locomotive sous pression selon les
principes encore en vigueur suivis pendants la 1ère guerre mondiales.
Parmis les préparatifs,ceux relatifs au camouflage et à la protection du
train lorsqu’il n’était pas en action avaient beaucoup d’importance,vu
qu’il n’était pas possible de tirer profit de l’abri offert par le tunnel.
Vers 1942 , tous les convois furent camouflés à l’aide de
peinture pour leur permettre de se confondre avec le paysage
environnant de la zone d’opération,il s’agit cependant d’une
coloration sans schéma directif et variable d’une zone à
l’autre.

a l’époque la composition des TA armées de pièces de 152mm
fut modifié avec l’insertion de voitures de services et de 2 wagons
à font plats type p ( à 2 essieux) pour les canons à tir rapide
de 20mm et d’un wagon de direction de tir.
le “Marimobile” de palerme fut transféré à Méssine à la
disposition du commandement de cette base pour contribuer à la
défense de la sicile, désormais menacée directement,tandis que
les TA installés sur les côtes de la calabre furent mis à la
disposition du commandement de la Tarente.
Au premier juillet 1943 les TA étaient positionnés ainsi

TA 152/1/T à Termini imerese (Palermo)
TA 152/2/T à Carini (Palermo)
TA 102/2/T à Siracuse
TA 76/1/T à porto empedocle (agrigento)
TA 76/3/T à Mazara del Vallo (Trapani) 
TA 120/1/S à Siderno calabre 
TA120/3/S à Porto Empedocle 
TA 120/4/S à Catania 
TA 152/3/T à Crotone (catanzaro)

commandement opérationnel à Gêne
TA152/5/S à voltri (genova) 
TA152/4/T à Albisola (savona) 
TA120/2/S a Vado (Savona)
TA 76/1/S à sampierdarena

Lors du débarquement allié en sicile en
juin 1943, les TA ne purent en aucune manière intervenir,à cause de la
maitrise totale du ciel par l’aviation ennemi et ordre fut donné de les
faire sauter au moment de la retraite les 2 groupes furent dissous le 31/07
et le 8/09/1943

fiche pratique de l’artillerie utilisé sur les trains blindées
76/40 M 97/37 cann. c.a. de pos. Armstrong 6,0 km 120/40 M 12
cann. de pos. Armstrong 12,9 km
152/40 M 91 e M 99 cann. de pos. Armstrong 12,5 km






Tenente di Vassallo Giovanni Ingrao
médaille d’or de la valeur militaire à titre posthume
Il naquit à Palerme le 16 novembre 1895. Volontaire dans la marine en
octobre 1915, en janvier 1918 atteignit le grade d’Enseigne. Il quitte la
marine en 1919 avec le grade de Sous-lieutenant de Vaisseau, poursuivit les
études interrompues pendant le conflit, en passant une licence en Études
d'ingénieurs industrielles prés de l’école Polytechnique de Milan.
En 1930 il atteignit le grade de Lieutenant de Vaisseau dans la réserve et
en septembre 1935, pour des exceptionnelles exigences, il fut rappelé en
service et destiné dans la de base de Lero, qui le libera en novembre 1937.
Nouvellement rappelé en service en août de 1939 et destiné à la de base de
la Spezia, il prend le commandement d’un train armé avec lequel, le matin
du 22 juin 1940, appuyant les troupes italiennes opérant sur le front
français, en dirigeant le feu des armes de bord sur les emplacements
défensifs français de la frontière.Encadrés par les coups de l’artillerie
français qui frappèrent le dépôt de munitions du train, il périt dans
l'explosion qui suivit. Il était bien connu dans les milieux scientifiques,
même internationaux, comme Directeur de l'Observatoire de Géophysique de
Pavie et comme enseignant dans l'Institut de Géophysique de la même ville.
Au commandant d'un train armé utilisé à découvert durant toute la journée
du 22 juin 1940, sous un feu intense et prolongé, il faisait brillamment la
preuve de sa compétence d’une hardiesse sereine et obtenait par un tir
insistant et précis des résultats remarquable contre les formidables
emplacements fixes de l'ennemi. Pour appuyer de façon efficace l'avancé de
nos troupes, il ramenait dans l’après midi avec une froide détermination en
un lieu exposé son train ,immédiatement repéré par l’ennemi et frappé par
un tir destructeur et précis. Après avoir tenté en vain d’abriter sous un
tunnel le train sérieusement atteint, il entrainait ,vouant à un sacrifice
certain son existence, un groupe de courageux pour détacher,sous un trés
violent bombardement,le wagon de munition afin d’éviter la mort de ses
hommes et la destruction du matériel et de la ligne.
A cause de cette entreprise généreuse et couronnée de succès, il sacrifia
sa vie pour la patrie faisant de lui un exemple éclatant et généreux de
sublimes vertus militaires.

`



 

 

abri  de gênes 

 


14/08/2012
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artillerie caractéristique du canon de 75 mm mle 1929

 

Historique :

 

 

 

 

Dès 1928 le 75 est retenu comme matériel de flanquement de casemate. Il sera directement dérivé du modèle 1897 mais avec des rayures approfondies et élargies, avec la même culasse.

Présenté par les chantiers de la Loire et adopté.

 

Caractéristiques: 

 

Canon essentiellement étudié pour les casemates de flanquement et la lutte antichars. 

 

Canon de casemate à pivot réel et à recul court de 45cm. 

Sa volée dépasse de 1,5m à l'extérieur du créneau. 

Amplitude de pointage en hauteur:-8° à +40°30 en direction de l'embrasure.

Amplitude de pointage en direction: 45° 

Portée maximale: 12000m 

Cadence de tir maximale: 30 coups/min

 

 

 Vitesse : 574 mètres/seconde..

 

Munitions: Cartouche standard de campagne 

Il est équipé d'une lunette de visée permettant le tir direct. 

Les premiers canons ont été livrés à l’ouvrage du  Cap Martin.  

 

Conception :

- Cet affût n'a pas de « pivot fictif », aussi c'est une grande partie de la volée qui sort de l'embrasure. De même, la partie découverte dans le béton est très grande. Le tube, bien protégé par un blindage hémisphérique, est également vulnérable.

personnel

Sous officier chef de pièce : 1
Pointeur : 1
Aide pointeur : 1
Tireur : 1
Chargeur : 1
Artificier : 1
Pourvoyeur : 2

Total : 8

Voici quelques éléments concernant le projectile explosif Mle 29 type AL :
- Vo : 590 m/s.
- poids : 6,2 Kg sans fusée.
- coefficient balistique : 3,51.10-4.
- portée avec hausse de 40°30′ : 12.100 m.
- portée avec hausse de 30° : 11.100 m.
- portée avec hausse de 20° : 9.250 m.
- portée avec hausse de 10° : 6.250 m.
[données RBF-4(c); erreur de +/- 5%]

On remarque que le fait de limiter la hausse à 30° au lieu de 40,5° engendre une perte en portée de 1 Km. D’autre part, à cette distance la précision n’est pas excellente, même pour un matériel de forteresse.

 

Dans la pratique, si l’affût du 79mm Mle 29 permet un pointage en hauteur de 40°30′ (45gr), les tubes peuvent rarement atteindre cette inclinaison. Tout cela dépend donc de la visière de la dalle : une visière profonde permet de gagner en portée, mais elle protège moins des coups tirés courbes (obusiers et mortiers lourds).

Pour répondre à une autre question, voici les conditions météorologiques standards utilisées en balistique :
- température de la poudre : 15°C.
- température fictive de l’air : 15°C.
- hygrométrie : 0 % (air sec), dans la pratique l’hygrométrie habituelle en France est de 75 %.
- Pression atmosphérique : 1013,25 HPa ou 736mm de Mercure, ce qui correspond au niveau de la mer.
L’augmentation ou la diminution de la température de la poudre engendre respectivement une augmentation ou une diminution la vitesse initiale.
L’augmentation de la pression atmosphérique et la diminution de la température fictive engendrent une diminution de la densité de l’air qui elle-même implique une diminution de la résistance de l’air, pour au final, un gain de portée. Prenons, par exemple, une pièce de 75mm Mle 29 (mais cela fonctionne pour toutes les pièces !) en position au GO du Cap Martin et au GO du Monte-Grosso. La différence d’altitude entre les deux positions (+1.000m) entraîne une forte baisse de la pression atmosphérique car l’air se raréfie en montagne. Or, s’il y a moins d’air, il y a moins de frottements sur le projectile et donc moins de résistance. En conséquence, on gagne en portée quelques centaines de mètres.
Voilà pourquoi l’artillerie est souvent positionnée sur les sommets dominants, comme au Chaberton…

quelques cas particuliers ...fort saint  roch    

 

les commandes de pointages  sont inversés et la porté est limité .

 

 cap martin 

 

Particularité du 
canon de 75/29 du bloc de barrages du 
Cap Martin 


Le canon de 75/29 du bloc 2 de Cap-Martin 
Pointe en 
azimut de 8,46° à gauche et de 19,395° à 

droite et en site 
De -9° à +8°10' ce qui a pour effet de 
réduire sa portée


Le 75/29 a une portée théorique de 12000m suivant 
l'azimut et les angles de portée normal  (voir plus  haut  les caractééristiques  général . En 
fait, l'angle maximum de portée est défini par 
l'embrasure résultant de la couverture du terrain à 
battre, le débattement à droite et à gauche par des 
butées limitant le déplacement du canon. 

 

i l'on prend une carte au 1/25000, l'on peut se rendre 
compte qu'une portée atteinte par des obus explosifs 
modèle 1900,1915 ou 1929 (6800m) est suffisante pour 
balayer la route de Cap Martin à Pont St Louis distant de 
5500m. 

Au nord, les lacets de la route de Castellar sont très bien 
couverts par ce 75. Une portée de 7000m suffisait pour 
couvrir le triangle Cap-Martin, cime de Restaud au Nord 
à Pont St Vincent au sud en sachant que la portée utile 
devait avoisiner les 6000m et que la limite de tir 
dépassait la frontière. 

 

source Adj. Lissner

 

listes  ddes ouvrages   comprtant ce modèle 

 

Ouvrage Bloc Nombre 
Rochonvillers Bloc 5 : 3 
Hackenberg Bloc 5 : 3 
Hackenberg Bloc 8 : 3 
Hochwald Bloc 6 : 3 
Hochwald Bloc 12 : 2 
Sapey Bloc 4 : 2 
Monte Grosso Bloc 3 : 2 
St. Roch Bloc 4 : 1 
Barbonnet Bloc 2 : 2 
Castillon Bloc 3 : 2 
Cap Martin Bloc 2 : 1
Cap Martin Bloc 3 : 2 
St. Cyprien Casemate : 1 
Arena Casemate : 1 
Santa Manza Casemate : 1

 

 restant

 2 au Fermont (Musée) ;
- 1 au Simserhof (Musée) ;
- 2 au Barbonnet (en place dans bloc);
- 2 au Castillon (en place dans bloc).

Nombre de canons installés en 1940 : 30 dont 14 dans le Nord-Est, 12 dans les Alpes et 4 en Corse.

09/08/2012
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Transmetteur d'ordres Carpentier Mdle 37 C

 

 

Ce transmetteur d'ordres permet d'envoyer les ordres de tir et en même temps d'accuser réception via des tuyaux accoustiques 
Tous les étages sont reliés enre eux et au PC via un système de tuyaux souples


Tiré de la Bible de la Ligne Maginot : La Muraille de France ou la Ligne Maginot de Philippe Truttmann :

Transmetteurs d'ordres :
Les transmetteurs d'ordres sont des appareils essentiellement destinés à transmettre les commandements de tirs des PC de blocs (situés aux niveau des galeries) aux pièces d'artillerie (situées à la surface du sol) dans l'étage supérieur du bloc, en évitant les confusions toujours possibles au téléphone,
surtout dans la fièvre de l'action.

 

On trouve essentiellement deux types d'installation :

 

Le système Carpentier 


à fonctionnement électrique, il comporte un cadran circulaire analogue à celui d'une horloge, mais divisé en secteur portant des chiffres et des commandements codé, et parcouru par deux aiguilles, l'une rouge, l'autre noire. Ce système dotait les blocs-tourelles. L'installation comporte deux appareils identiques : à la fois émetteurs er récepteurs, alimentés électriquement et reliés par câble.

 

Au PC on compose l'ordre en déplacant l'aiguille rouge successivement sur les différents composants du message : l'aiguille rouge du poste récepteur répète automatiquement les mêmes mouvements et affiche donc le message. Le poste récepteur amène alors à la main son aiguille noire sur l'aiguille rouge, ce mouvement se répercute automatiquement sur l'aiguille noire de l'appareil au PC qui est ainsi informé de la transmission correcte du message ("aperçu")

 

 Le Système Doignon 

est lui constitué par des appareils assez volumineux, analogues aux tableaux d'appel des hôtels, avec des voyants lumineux. Il était réservé aux blocs-casemates d'artillerie.

Après la guerre, le système Doignon fut abandonné et, pour le remplacer, ainsi que les appareils Carpentier qu'on ne fabriquait plus, on fit appel au matériel St-Chamond-Granat analogue au système Carpentier.

 

Il existe en outre des petits transmetteurs d'ordres mécaniques "Téléflex", à transmission par câble, installés entre les différents postes des tourelles, donc sur de courtes portées.

Pour la fortification suisse, le système retenu est le bon vieux téléphone avec une garniture "écouteurs/laringophone" pas très agréable à utiliser, mais audible avec un masque de protection.

 

A noter que le système Doignon a été repris pour la tourelle de 15cm bâtie à deux exemplaires à Dailly (au bout du lac Léman, porte d'entrée du Valais et du mythique Réduit helvétique

Infos complémentaires tirées de La Ligne Maginot de J.Y. Mary :

par transmetteur d'ordres :

cet appareil, copié sur le système adopté dans la Marine, était uniquement utilisé dans les blocs d'artillerie. Il permettait à la fois d'adresser des instructions préétablies et d'en accuser réception. Un appareil était situé au PC de bloc, un autre dans la chambre de tir (un appareil par pièce d'artillerie).
Les deux types les plus fréquemment utilisés furent :
Mle 37C (Carpentier), utilisé dans les blocs-tourelles
Mle 37D (Doignon), utilisé dans les blocs-casemates.
Cependant, de nombreux appareils de téléaffichage ont été essayés tels que les appareils Bourdon, Rubeyrole et St Chamond Granat à Bourges en février 1933 ou SATAS à Ste Agnès en septembre 1937
Le modèle SATAS est un système à curseurs.


18/07/2012
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