Historique des SES et Bataillons durant l’attaque italienne sur les Alpes Maritimes.

Historique "officiel" de l'attaque sur Fascia-Fonda

Historique du poste de surveillance de la FASCIA FONDA - 76° B.A.F. - 2° Cie -

EFFECTIF: Sergent MEGE. 1 Caporal Chef 10 hommes.

22 juin 1940 -9 heures: Un tir d'artillerie se déclenche sur les pentes EST du Razet et au Nord du Ravin du GOURG.

22 juin - 13 h.15: Brouillard très épais. L'Artillerie ennemie tire en arrière sur l'Ouvrage de la Péna.

22 juin - 13 h.20: Attaque du poste par un groupe d'italiens surgissant du brouillard; ces éléments italiens s'étaient infiltrés sur les pentes NORD de 865,2 par le Col de la Chapelle Saint-Bernard.

Le combat s'engage aussitôt.

Le Caporal chef FRUCHARD met son F.M. en batterie, une rafale d'arme automatique coupe son F.M. en deux; ce gradé est atteint mortellement de plusieurs balles.

Les autres Alpins du groupe se défendent avec acharnement à coup de fusil et de grenades; des italiens surgissent de tous côtés, le poste est encerclé.

Au cours de la lutte, les alpins: RAMEL Ange,  PHILIPPOT René FEDUCCIO Jean BOSIO Honoré,

sont mis hors de combat.

Le Caporal DAYRE Omer et l'Alpin VIDAL sont blessés.


Le Caporal DAYRE réussira à rallier la Péna et sera évacué dans
des conditions extraordinaires (voir note(4) annexe).
Seuls du groupe de combat, le Sergent MEGE, les Alpins:
PASSERON, BERTHODIN et FLANDIN parviennent à se replier sur
l'ouvrage d'avant-poste de la Péna dans la soirée.


22 juin - 20 h: Une patrouille de l'Ouvrage de la Péna a
découvert les corps des Alpins: PHILIPPOT, FEDUCCIO et RAMEL.

24 juin - 7 h: Une nouvelle patrouille a découvert le corps du
Caporal-Chef TRUCHARD, son F.M. brisé en deux entre ses mains;
près de lui gisait le corps de l'Alpin BOSIO.

Malgré les recherches effectuées, l'Alpin HEREAU porté disparu
n'a pu être retrouvé.

PERTES EPROUVEES :

MORTS :1 Caporal Chef, 4 Alpins.
DISPARU :1 Alpin.
BLESSES :1 Alpin, 1 Caporal.

(Signé) : Sergent MEGE.

(4)L'annexe de l'historique du poste avancé de Fascia-Fonda
concerne l'odyssée du Caporal Dayre qui, ayant rejoint l'avant
poste de La Péna, est transporté en civière durant plusieurs
heures à la recherche d'un poste de secours.
En effet, les Italiens sont alors disséminés un peu partout et
il est difficile de les éviter.

A 7 heures une patrouille de l'ouvrage de la Péna  s'est rendu à nouveau sur l'empacement avancé de Fascia Fonda ,enlevé l'avant veille.Les alpins y découvre le corps du caporal chef Truchard,le FM qu'il a servi jusqu'au bout,brisé entre ses main,prés de lui,git L'alpin Bosion.Les cadavre des trois autres alpin,tués à leurs poste de combat,ont déjà été retrouvé la vielle.Vers 4 heures du matin,profitant de la pluie et du brouillard,les alpins Vialle et Maggi ont quitté l'ouvrage situé à 765 mètre d'altitude,avec le caporal Dayre blessé l'avant veille à Fascia Fonda, il fait le mort pendant la nuit .Atteint d'un éclatde grenade à la cuisse et le bras cassé par une balle,le blessé avance difficilement,il essaye d'atteindre le poste de la péna distant de 1km 400 sans y parvenir le lendemain ,

le 23 juin vers midi il est repéré par le guetteur de
l'ouvrage qui l'aperçoit dans le ravin de la chapelle st Bernard
et aussitôt ,les brancardiers Viale et Meggi descende le
chercher ils mettront 3 heures pour le remonter à la Péna où il

recevra les premiers soins du medecin Heurtematt.

le 24 juin à 4 h ,par les sentier ruiselant d'eau .Ses compagnons le descende d'abord au poste de secours de Monti(186m)qu'il trouvent vide.Ils décident alors de le monter au col de Rancurel (488m)signalé comme emplacement de repli, évacué lui aussi.Vers le col de Verroux ils sont pris à partie par un FM qu'ils croient italiens.A 10heures ils essaient d'atteindre Cabrolles mais sans résultat et retourne à Monti où il se cache jusqu'à 21 heurs avant de remonter à la Péna.le 25 au matin ,l'adjudant vidal commandant le poste ,apprend par radio que Castellart est réoccupé;il signale l'état du blessé et sollicite un moyen d'évacuation.les brancardier repartent mais en arrivant à Castellar ils constatent que le mulet muni de cacolet n'est pas là...

Avec un esprit d'abnégation et de sacrifice digne d'éloge,ils reprennent leur brancardage et à 19h30 arrivent enfin au poste de secours de Cabrolles.en deux jour ils avaient transporté leur blessé,qui sera d'ailleurs sauvé,pendant plus de 20 heures dans de mauvais sentiers de montagnes sous des averses diluviennes.

 

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Historique de l'Ap de Scuvion 76e BAF

Adjudant chef Vignau Ap de  la baisse de scuvion


 

22 juin 1940 Entre 6h30 et 7h00 ,quelques éléments itakiens franchissent le col de Cuore et ce n'est que vers 7h45 à 8h00 que l'on peut evaluer à une compagnie l'effectif qui avait franchi la frontière se dirigeant vers le sentier de la fontaine froide.Bien engagé sur le sentier du col de cuore- fontaine ,j'ai fait ouvrir le feu sur cette unité par la mitrailleuse du mont Roulabre et craignant une infiltration par le ruisseau de cuore,j'ai fait envoyer quelque obus de 81 à l'intersection ruisseau de cuore ruisseau d'Albarea.A partir de ce moment,les éléments ennemi franchissaient le col de cuore par vagues successives et à ce moment le brouillard est venu nous empêcher toute observation.


Avant poste de la baisse de Scuvion

Vers 9h00 ,une éclaircie s'est produite et nous avons aperçus quelques élements ennemis qui allaient à fontaine froide.Aussitôt j'ai fait ouvrir le feu par la mitrailleuse de casemate et craignan toujours l'infiltration par le ravin des Agreux,J'ai fait envoyer queques obus de 81 sur ce ravin à hauteur de fontaine froide.Quand j'ai appris que la SES(groupe mont Abo) se repliait,j'ai fait envoyait immédiatement10 obus de mortier de 81 sur les pentes nord du mont Abo et les les deux mitrailleuse continuer leur tir sur le sentier du col de cuore-Fontaine froide.

Vers 11h 00 j'apprend que la SES76 se repliait par l'itineraire prévu et qu'aucun de ses éléments ne restait sur le mont Abo ni sur 1090,4.Aussitôt,je fait tirer à nouveau 10 obus de 81 sur 1090,4 et 10 sur le col du Razet,10 sur le col de Roulabre en utilisant les charges 1-2-3-4 ce qui parait avoir de trés bon résultats,vu qu'à ce moment les tirs d'artillerie n'étaient pas encore entrés en action.

En se repliant ,la SES76,quoique protégée par le FM du Razet,a attiré l'ennemi sur le sommet du Razet et scuvion et vu l'intensité du brouillard,scuvion n'a pu ouvrir le feu avec ses FM que lorsque tous éléments de la SES et ceux du FMdu mont Rzet ont été repliés complétement sur le poste.Mais l'ennemi ayant saisi l'occsion étaient descendu j'usqu'aux barbelés de la Baisse.Craignant l'infiltration sur le Roulabre et l'encerclement du poste,j'ai mis toutes les armes du poste en action c'est à dire 2 mitrailleuses 5 fusils et 1 mortier ce qui obligea l'ennemi à remonter sur la crête du Razet et ceci pendant toute la nuit du 22 juin au 23 juin.A la tombée de la nuit ,l'ennemi s'était installé avec des armes automatiques sur le Razet mais quelque petit éléments étaient parvenus à s'infiltrer par le sentiers jusqu'à pierre coupée .Cherchant à remonter l'arête où se trouvait le FM ouest de l'ouvrage.heureusement,ces éléments furent aperçus par l'alpin Arnoux qui déclencha un tir de FM sur eux immédiatement,ce qui les obligea à redescendre.Toute la nuit du 22 au 23 juin nous avons effectué des tirs avec toutes les armes,VB et grenades.

23 juin Ce n'est qu'entre 9h et 10h que l'ennemi se montre à nouveau agressif .Sur le sommet du Razet d'une part et des éléments sérieux,évalués à environ un bataillon,franchisse le col de cuore à vive allure.Ace moment ,un tire d'artillerie demandé par mes soins,fut declenché sur le col de Cuore-ravin des Agreux-cote 10900,4 et col du RAzet.Ce tir mis l'ennemi en fuite à travers le Mulacier.Voyant cette dislocation,chacune de mes mitrailleuses suivait par son feu la fuite de l'ennemi et mon mortier interdisait le sentier mont Abo pasdu Mulacier.Tous entra dans le calme jusqu'au soir où en faveur du broillard et de la pluie, l'ennemi est revenu occuper le sommet du Razet et la partie nord de roulabre.Des élément commençaient à descendre la pente ouest du Rzet.J'ai demandé un tir d'artillerie et pour permettre ce tir,j'ai reçu l'ordre de m'enfermer dans l'ouvrage.Ce fut fait.Mais voyantle tir d'artillerie trés lent et craignant que l'ennemi n'occupe mes emplacements extérieurs ,je décidai de faire une sortie.Prenant 4 grenades et suivi du sergent chef Bordiga et de l'alpin Arnoux,nous réoccupions les emplacements et je fit éxecuter le tir d'artillerie par mon propre mortier sur le Razet et le Roulabre mais l'ennemi devait ^tetre en nombre et aprés chaque salve,il recommençait à nous harceler et s'apprêtait à descendre le Razet tout en s'acharnant à diriger son tir sur notre mortier. Craignant encore l'encerclement,j'en ai fait part au commandant et le commandant de l'E.O8 (ouvrage de Castillonme donna l'ordre de m'enfermer de nouveau dans l'ouvrage afin d'effectuer les tirs d'artillerie furent éxécutés et des tirs de jumelages presque toute la nuit.

24 juin

Aulever du jour ,n'entendant plus rien ,je décider de sortir suivit de l'Alpin Arnoux et fit le tour de tous les emplacements extérieur.Rien d'anormal ne fut signalé et pour la seconde fois nous réocupions nos emplacements.

J'ai effectué une patrouille sur le Roulabre et rien éà signaler non plus.Vers 08 ou 9h.L'on à pu voir les brancardiers italiens porter des cadavres ou des blessés et l'on à put en compter 156.Dans le courant de la journée,nous avont eu quelques coup de fusil individuels jusqu'à la cessation des hostilités.

Dans la jounée du 25 juin nous avons pu compter plus de 150 mulet portes cacolets ou civière.Des renseignements recueillis auprés de militaires itliens ,il en résulte que l'ennemi,trompé par la puissance de feu ,comptait un effectif de 2 ou 300 hommes à la baisse de Scuvion ce qui l'a poussé à fire plus pression sur le plan germain et pierre pointue.Parailleurs et toujours d'aprés les militaires italiens,ils auraient subi des pertes trés sévéres causées par les mitrailleuses et les mortiers dans la matinée du 22/6 et par l'artillerie dans la matinée du 23/6.

Adj.chef Vignau commandant l'AP de la baisse de Scuvion                   

 

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HISTORIQUE DE LA SES DU 76e BAF

Commandée par le sous lieutenant Baron emplacement Mont Abo et cote 1090,4

Du 10 au 15 juin 1940 RAS sauf une fusillade lointaine le 14/6 ,le 16/6 au cuore,le poste attaqué se degage.Une première hécatombe de chemises noires est réalisée grace au FM

22 juin: 03 heures aucun mouvement,nuit calme. 07h45 :j'observe sur la crête frontalière du grammondo,17 ou 18 officiers italiens munis de cartes ,ne semblant prendre aucune précaution, pour circuler.

08h15:recevons un tir d'artillerie calibre 149 de 30 obus environs,aucun emplacement n;est touché,le tir s'applique surtout au col de Roulabre et les pentes est du mont Razet.

08h30: le tir se lève presque immédiatement ,l'ouvrage de pierre pointue commence à tirerà la mitrailleusesur le col de treitore,bientôt suivi de l'ouvrage de Scuvion qui effectue des tirs sur le col de Cuore.Des tirs d'arrêt déclenchement 25 minute plus tard.La brume empêche maintenant toute visibilité.L'avant poste de Scuvion me signale des troupes passant par paquet de 10 et suiviesde mulets au col de Cuore.Le groupe du mont Abo n'intervient pas encore et n'a pas encore à intervenir,lorsqu'un tir d'artillerie(français probablement) dont je n'avais pas connaissance s'abat sur mes emplacements et me forces à les évacuer immédiatement.L'ouvrage de Scuvion tire au mortier sur le chemin de Cuore et les pentes ouest du Mulaciers.

09h00:je cherche la liaison avec la SES du 49e, ma patrouille se heurtes à deux armes auomatiques ennemies qui ont atteind le sentiers de la Péna

9h15:le tir se levant sur le mont Albo,je le fait réoccuper mais entre temps,une forte infiltration italienne s'est produite et empêche la réoccupation de cette position.

9h35: la densité de feu s'accroit rapidement sur ma gauche ( Ravin des Agreux dans la forêt de l'Albarea et sur ma droite (ravin du bosc)

9h50: brume toujours intense,les armes automatiques italiennes se révèlent trés proche dans la forêt de l'albarea,nécessitant l'emploi de tous les VB pour les neutraliser mais d'autres armes se révèlent un peu partout et de plus en plus proches (flammes de départ visibles .Mes munitions VB s'épuisent ainsi que les grenades.

10h00: le groupe chargé de défendre l'accés du col du Razet se retrouve à son tour engagé avec des élèments italiens descendant du mont Abo (chemise noire identifiées) et continu l'avnce mais brusquement,des armes automatiques se révèlent sur le sentier de pierre pointue,principalement sur le sentier de Scuvion ,menaçant ainsi mon chemin de repli.Sur la droite des élément ont franchi le réseau de barbelé du versant sud de 1090,4 à la faveur du brouillard.Lorsque j'ordonne le repli, les groupes sont pris sous le feu et le chemin de repli doit être changé et dégagé à la grenade VB. 12 à 15 armes automatique sont localisées dans la seule forêt de l' Albarea.Je n'ai presque plus de grenades et les dernières sont utilisées pour couvrir le repli.

BAF-1h30:Nous atteignons le sommet du Razet.Je prend aussitôt liaison avec l'avant poste de Scuvion et pensant pouvoir tenir la crête de Scuvion-Razet-Pierre pontue ,je m'y installe défensivement.Manque un homme à l'appel (blessé ou prisonnier)

12h30: Je reçoit l'ordre de contre attaquer dés la fin du tir d' arrêt N°2.

13h00: Pluie violente-le groupe envoyé en reconnaissance et qui est suivie du rste de la section se heurte,à hauteur du col de Roulabre à une violente opposition qu'il est impossible de neutraliser avec les moyens dont je dispose. 14heures15:Devant l'echec de la contre attaque,je ramène mes troupes sur la crête du Razet et je reçoit à 14h45 ,l'ordre de m'insaller entre le Razet et le Scuvion puis de tenir le Roulabre également.

15h00: Un tir violent d'artillerie déclenche sur le Razet (Calibre 149 à nouveau),durée une demi-heure au moins (un blesser léger.Dés qu'il se léve,je pousse des éléments vers Pierre pointue mais la crête dégarnie lors de la préparation de la contre attaque a été atteinte entre temps par l'ennemi qui nous prend à partie dés l'amorce de ce mouvement.L'infiltration ennemie à la faveur du brouillard se révèle sur toute l'étendu de la crête.LesFM tirent au jugé.M'étant réapprovisisioné à Scuvion enn VB et grenade,je fais faire des tirs qui se revéle efficaces.

15h45:Je reçoit l'ordre de contre ataquer et de dégager toute la crête entre le Razet et Pierre pointue.Je me heurte à un feu violent mais mal ajusté en raison de la brume.Sur les 3 FM dont je dispose,deux cessent brusquement de tirer et se révelent défintivement hors de service(levier d'armement arraché,culasse bloquée).

16h45: le contacte s'est resserré.J'effectue des tirs au VB.

17h30 :je n'ai plus de grenade VB le combat en arrive à se livrer au mousqueton,puis aux grenades à main et au revolver.Brume énorme,dense.Une arme automatique a réussi à prendre position sur un éperon qui nouus domine complètement.

18h00:Le repli s'impose (deux armes automatiques hors service) plus de grenade.Je commence à manquer de munitions FM.Le FM restant et un demi groupe de fusiliers couvrent le repli du restant de la section.

19h00:Nous atteignons l'avant poste de Scuvion suivis à 50 mètres par l'ennemi.Le chemins normal Scuvion Castillon est sur 500 mètre entièrement sous le feu de l'ennemi et nous devons utiliser e chemin de repli de l'ouvrage de Scuvion défilé aux coups et aux vues.

20h00: Atteignons enfin Castillon sans autre pertes.

S/Lieutenant Baron Cdt la SES du 76è BAF

 

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Historique de l'Avant poste du pilon (Balmetta)


96eBAF


commandé par l'adjudant chef Morin, Effectif 4 sous officiers et 31 hommes.

du 10 au 14 juin 1940 RAS

14 juin

A 5h00 les italiens descendes vers le plan du lion d'où la SES du 25èBCA se replie l'ouvrage ouvre le feu avec ses FM sur castel del Lupo.L'avance est stoppée et dans la nuit suivante ,les éclaireurs skieurs reprendrond leurs emplacements.

15 au 21 juin 1940 calme relatif.

22 juin

08h20 les gros obus commence à pleuvoir et bientôt les italiens débouchent des granges St Paul,descendant sur la colle et le Baousset.Il y a plus d'une compagnie d'arditti.Les armes automatiques de l'ouvrage entrent en action ,culbutants les assaillants dont 4 capitaines des 89 et 90e RI.

Vers 10h00 tandis que les ennemis agitent un linge blanc à 400 mètres de l'ouvrage un capitaine essaie de mettre une mitrailleuse en action .Un de nos FM l'etend mort des blessés crient.Un autre capitaine du 89eri essaie de reprendre en vain la progression. vers la Coletta,durant le ravtaillement de l'ouvrage un caporal chef et un alpin se heurtent au italiens et retournent à Castellar alerter le capitaine Allègre.Une patrouille les suit et ne peut se replier devant une section entière d'italiens.Celle ci est presque immédiatement mise à mal par un tir de mortiers de 81mm italiens de la crête! désormais,est en butte au tirs de harcèlement de 81mm et d'une pièce de 65mm placée à la Gardieura.

23 juin La pluie torrentielle gêne toute observation .Cependant,la pièce de 65 tente de placer un coup d'embrasure.dans la soirée,notre artillerie ouvre le feu autour et sur notre ouvrage puis allonge le tir vers la frontières.

24 juin Toujours par mauvais temps,une dernière tentative est faite par une section du 89e RI.En désespoir de cause,son chef finira par la faire replier le 25 juin tandis que nous comptons que 3 blessés par éclats d'obus,une centaine de tués gisaient autour de l'ouvrage dont 3 capitaines.Même hécatombeaux granges St Paul.Il faudra 4 jours au italiens pour relever tous leur blessés et tous leurs morts.

l'avant poste du collet du pilon (la balmetta) Adjudant J.Maurin

Historique du  point fort de la Colle (castellar Garavan)


SES du 96eBAF

-une section  de la 2ème Compagnie du 96eBAF

-Une section du 1er CIF


commandé par le lieutenant Cazenave des SES secondé par le lieutenant Gresse du CIF l'adjudant Goresse de la 2ème Cie et le lieutenant Blanchot des SES l'ensemble du dispositif  était le suivant du nord au sud: -Au Baousset  section CIF -A la baisse st paul section Goresse -Au cimetière,à la colle et à l'hopital Barricand les ES -A la Vieille ville,les éclaireurs motocyclistes

Tout le personnel était trés fatigué dés le début des hostilités par le service d'avant postes.C'est le 14 juin 1940 à 04h30.Toutes la crête frontière crache ses obus de mortiers d'accompagnement.Les italiens passent la baisse st Paul et descendent le Ravin de Peyronnet avec deux compagnies.;Demande de tirent d'arrêt:il est trés efficace,les italiens se dispersent ou se défend contre une manoeuvre d'aile.Cap Martin tire avec précision.Comme ailleurs,le calme revient et durera jusqu'au 21/6

21 juin Deux prisonniers sont fait aux granges St Paul par notre patrouille.Vers 17h00.Le sous lieutenant Cazenave pousse sur les granges St Paul.Elles sont vides et partout gisent sacs,gamelles,armes abandonnées.Bientôt,quelques obus de gros calibres,surtout fusants,éclateent à proximité.Cest le réglage italien pour le lendemain.

22 juin Ce lendemain ,en effet,sera dur.Dés l'aube les italiens arrivent sur nos réseaux à la villa des nudistes et notre groupes des Granges St Paul sera enlevé.De même deux hommes de ravitaillements sont surpris et tués dans les vignes. dans le brouillard on entend tirer la mitrailleuse du Pilon .Partout les italiens progressent par compagnies entières.L'alerte par téléphone est donné mais le fil est coupé par le bombardement violent se poursuit.

A 8h30 l'attaque est générale .Les italiens jalonnent par feux de bengal blancs et leurs mortiers allongent le tir qui ateind nos réseaux et nos piquet antichars.La radio est brouillée ,l'optique inutilisable.Le brouillard se fait intense.Les italiens grouillent littéralement (au total 2 batailons du 89eRI vers Castellar,le 33eCCNN à Baousset,deux bataillons du 90e RI au sud).Nos FM,nos VBet nos OFfont un travail considérable et arrête le gros de l'adversaire.

Vers 10h30 ,les mitrailleuses italiennes se révèle à l'hopital Barricand et aux colombières.Une colonne de 50 hommes sur 3rangs surgit surgit sur le boulevard de Garavan.Nos FM tire et s'enraye.Un italien tombe,le reste se dispersera sous bois mais nos FM vont les y clouer. A la villa des nudistes,l'ennemi débouche par l'escalier :nouvelle hécatombe.

14h00 nouvelle attaque brisée dans nos barbelés.La pression s'accentue.Nos liaisons normales sont occupées.

17h00 Un motocycliste est envoyé sur menton pour demander un tir de barrage et à 17h30 notre artillerie déclenche un tir violent sur le ravin du Baousset et le boulevard.C'est un véritable massacre.Vers 18h15,une éclaircie nous permet de tirer sur les fuyards.

23juin

L'ordere de repli est exécuté sous une pluie diluvienne.Les différentes sections arriveront le 24/6 à 2h00 du matin à l'annonciade et à castagnier.Nous avions tirés 15 000 cartouches de FM 100 grenades VB, 200 grenade,nos pertes s'élevaient à 4 morts et 9 disparus pour les 4 sections mais les italiens n'osérent pas pousser de l'avant sur la colle avant le milieu de la journée du 24/6.

25 juin Un charnier nauséabond s'offrait aux brancardiers italiens tandis que 200 blessés intransportables étaient soignés à l'hopital de Garavan.

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Historique de l'ouvrage de l'avant poste de la pointe de Penna

chapelle st bernard 76e BAF 2e Cie par l'adjudant chef vidal chef de poste

10 au 21 juin 1940 rien à signaler sauf un tir de mortier le 14 juin

samedi 22 juin Vers 15 heures,partie du pas de la Veilles et profitant du brouillard intense une compagnie ennemie s'est infiltrée par les pentes nord de 865,2 et atteind le col de la chapelle S t Bernard la cote 780 jusqu'au réseau de protection .Notre petit poste avancé de Fascia Fonda est encerclé et bientôt détruit.Nous avons effectuer un tir de mortier sur Fascia Fonda,col chapelle st Bernard et demander le tir d'artillerie

prévu.Nos FM n°1 et PM n°5 ont tiré sur cote 780 et le sentier chapelle st Bernard pendant que les deux VB neutralisaient le feu d'une arme automatique installée sur la cote cote 780.l'ennemi a subi de fortes pertes.

a 19h45 l'effectif d'un bataillon a franchi le Pas de la corne,le pas de la veille,la tête de l'Ansiéra,s'est infiltré et atteind la prairie de la morga.Sous le feu de toute nos armes automatiques,du mortier et du tir d'artillerie en avant de la ligne de résistance de l'AP ,l'ennemi s'est replié partout.Il semble avoir repris position dans les bois de la la tête de L'Anciéra et dans la Fascia fonda.Nous avons demandé pour la nuit un tir d'arcèlement sur Fascia Fonda et la la tête de l'Anciéra.Au cours de la nuit,nous avons effectué des tirs

d'interminence de nos FM, le FM n°2,le FM n°4,le FM n°5 etle FM n°1 sur leur mission de tir repéré,ainsi que des tir au VB sur le réseau de protection.

dimanche 23 juin Au cour de la matinée,aucune infiltration ennemie.Dans l'aprés midi divers éléments ennemis ont essayé de s'infiltrer vers la prairie de la Morga mais ont subi de lourde pertes et se sont repliés vers le Pas de la veille et le pas de la Corne.au cours de la nuit,tirs d'intermittence de mitrailleuses.

lundi 24 juin Rien à signaler dans la matinée.Vers 17heures,une section se repliant vers le pas de la veille a été prise sous le feu de nos mortiers et d'un FM installés dans l'emplacement du guetteur.Elle a été presque décimée par l'efficacité de notre tir.Rien à signaler dans le courant de la nuit.

mardi 25 juin Vers 6h00 nous avons fait prisonnier un soldat italien du 41eRI 11eCompagnie et l'avons dirigé sur Castellar.Il nous est difficile de dénombrer les pertes subie par l'ennemi en avant de l'avant poste.Au cours de la journée du 25 juin,400 hommes environ,commandés par deux lieutenants,munis de 16 mulets,ont fait le transport des blessés et tués de la prairie de la Morga vers le pas de la veille et le pas de la corne.Ce va et vient a duré jusqu'au mercredi 26 juin dans la matinée.

le commandant de l'ouvrage de la Pena            Adj Vidal 

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76eBAF 2e Cie Historique de l'ouvrage  de Pierre pointue 76e BAF


Jusqu'au 22 juin 1940 RAS

22 juin

6h00 des troupes italiennes circulent dans la région Grammondo bricco treitore pointe monetto.Des pièces d'artillerie de montagne,des mortiers sont mis en batterie.Vers le rocher Campaci,l'on aperçoit des mouvement de troupes.je rends compte à mon chef directe des résultats de mon observation.

8h00 l'artillerie ennemie déclenche un tir nourri sur ligne de résistance des avants postes.Le brouillard arrive brusquement et nous n'y voyons rien.

8h02 tout le monde est à son poste de combat.

8h03 le feu est ouvert sur le débouché du col de Treitore et les pentes nord du Bricco Treitore.

la SES du 49eBCA tire de toutes ses armes.Le feu est également ouvert(avec le mortier) sur les pentes est du mulacier où un groupe ennemi à pris à partie un groupe de la SES du 49eBCA. La bataille continue avec violence.Gêné par le brouillard,je fait tirer sur les points de passage obligé:débouché du col de Treitore briscco,treitore, col du Razet ,pentes ouest du Mont Abo.Dans la matinée,la SES du 76e BAF se repli sur le Razet.aussitot,ouverture du feu 1090,4 col du Roulabre sentier du Roulabre pierre pointue.

jusqu'à 17h00 sans changement.

17h00 sans nouvelle de la SES du 49e BCA ,j'envoie deux coureurs alpins (Somazzi et Beissier) chargés de grenade F1 et de munitions pour FMà 1169 pour savoir ce que devient cette section.

17h20 la SES du 49e BCA se replie est arrive au poste.Une arme automatique ennemie nous tire dessus.avec l'officier ( lieutenant Charignan) et quelque hommes ,nous partons Nous partons pour essayer de prendre toutes arme qui se trouvait sur les pentes nord de l'ouvrage.notre contre attaque est clouée au sol par le tir massif d'arme automatiques ennemies.notre artillerie effectue untir d'arrêt sur le Razet.

17h40:La SES du 49e BCA se replie sur la PR

20h00:l'ennemi,favorisé par le brouillard a pu s'infiltrer et entoure l'ouvrage.Tous le personnel était à son poste de combat.L'ennemi surgit brusquement à quelque mètre devant nous attaquant à la grenade OFJe fais rentrer,dans l'ouvrage tout le personnel que je peux toucher à temps 12 hommes pourront par la suite se replier à l'exeption des Alpins Maurel et Limon qui seront pris à leur poste de combat.

21h00 l'ennemi,à la faveur du brouillard,réussit à franchir l'enceinte barbelée.L'effectif se retranche à l'intérieur de l'ouvrage.Nous contiuons à combattre l'ennemi qui nous envoie des grenades par les créneaux.je fais quitter les casemates et j'organise la défense intérieure,il ne reste plus que les portesà défendre.Je rend compte de la situation et demande un tir d'artillerie sur l'ouvrage.toutes la nuit,les obus tombes et celui de Castillon avec ces jumelages,interdit par son feu l'accés de l'ennemi de la porte blindée du notre.

23 juin 1940

05h00 Au petit jour,je tente une sortie.impossible l'ennemi se tient au dessus des portes.

07h30 la situation devient énervante .Je sort seul,rien d'anormal.Je retourne à l'ouvrage et demande des volontaires pour inspecter le terrain .Cinq volontaires se présentent: Caporal Buffart,Alpins Vittet,Merlevéde,Armand et Delisse.Nous sortons et nous nous dirigeons vers le desssus de l'ouvrage.tout à coup ,nous entendons des murmures et dans le brouillard apercevons une section ennemi ui monte vers le poste.Ils sont au maximum à 60 mètres.L'alpin Vittet qui avait le FM ouvre le feu,nous voyons tomber plusieurs enemis,les autre se sauvent en abandonnant leur matériel mais il restait ceux que nous avions entendu parler.Attaqués à la grenade,ils se rendirent.Quelques instants aprés,ils étaient 10 avec une quantité importante de munitions et 4 FM.Le tous fut ramené à l'ouvrage.J'envoie chercher un blessé enemi que nous n'avions pu amener mais une arme automatique enemie que nous n'avions pas vue ouvre le feu sur les brancardiers.Immédiatement,riposte de nos FM et le blessé est ramené.aussitôt,mon personnel à l'abri,je fais ouvrir le feu à l'endroit où nous avions reçu des coups.quelques instants aprés tout rentrait dans le calme.l'ennemi était délogé.Le reste de la matinéenous deblayons le terrain.Je pousse une reconnaissance à l'endroit où nous avion vu la section ennemie et compris pourquoi l'ennemi s'étais sauvé:les deux officiers qui les conuisaient avaient tués.sur l'un deux,je trouvai des papiers que je fis transmettre au commandant de quartier.

10h00 une nouvelle patrouille nous fait découvrir un aspirant de CCNN tué (chemise noire).

14h00 Départ en reconnaissance.Itinéraire pente nord de l'ouvrage razet et pente est ouvrage de Scuvion ,retour par le sentier scuvion poste principal arrivée au poste 15h45.Sur les pentes du Razet,nombreux matériel abandonnés par l'ennemi qui a cantonné sur le Razet et les pente est.Quelques élements occupent encore la cote 1090,4.

16h00.les prisonniers descendent à Castillon,convoyés par le sergent-chef Borfiga et trois hommes.

18h30 une arme automatique ennemie tire sur le créneau de notre mitrailleuse.Elle sera détruite par notre mortier

20h00 arrivée du renfort sergent Balestri Fleurial,Alpins Valestta,Carlin,Muratore.

23h00 arrivent Bonhomme,Mouchard,Albin,Bonsignore,imbert et Bissier

24 juin 02h00 le cessé le feu est entendu sonné par un clairon du poste de commandement du Mont ours.

25 juin

05h30 Reconnaissance sur e terrain autour de Roulabre etde la côte 1090 où s'est déroulé le combat.Observation: le terrain est recouvert de cadavres. 1090,4 était coiffée par une compagnie au minimum.Une vingtaines d'armes automatiques étaient encore en batterie.toute ces armes avaient leurs chargeurs en places à moitié tirés.Elles étaient composées de FM de mitrailleuses et de mortiers.Tous les servants étaient tués ainsi que le commandant de compagnie.Autour de l'ouvrage même,une quarantaine de cadavressont encore visibles.

8h00:retour à l'ouvrage.Un homme appelle:un officier avec 5 brancardiers vont relever blessés et morts.Je le laisse approcher ,à ce moment 40 italiens arrivent,mettent un FM en batterieet prétendent nous retenir prisonnniers.Je signale l'incident par Radio à Castillon qui envoie un officier avec un détachement.Palabre avec les italiens,le statut quo est admis.A 15heures l'incident est réglé et les italiens se replient à 16 heures 30

NOTA : Faute de place nous nous sommes borner au seuls historiques des BATAILLONS ALPINS DE FORTERESSE du pays mentonnais et de la ligne d'avant postes 




18/12/2009
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